Dans leur grande bonté, mes amis Philibert* et Hermione* m'ont ramené des noix de cajou du Mozambique. Au péril de leurs vies, de bus hors d'âge en townships, de plages désertes en orteils traumatisés, ils ont traversé des contrées où mon hypocondrie m'empêchera toujours d'aller... Toujours est-il que je suis en possession d'un beau sac de noix au bon goût de là-bas, pas salées, idéales pour la cuisine. Voilà une semaine que je volette de plats indiens en desserts dans lesquels on peut utiliser les noix.
Commençons avec ces brownies de ma Mémé Jacqueline, théoriquement aux noix, tout court.

D'abord on met les petits bruns indus' à la poubelle.
Ensuite, un peu de Jean Brun (Gudule's Bonhomme©) dans la chaîne hi-fi. Personnellement je penche pour That's Life, Live at the Apollo. Un brin soul...
PA260165
120 g de chocolat noir (+ de 60%, selon votre goût)
2 càc de cacao amer
80 à 100 g de noix de cajou -que j'ai concassées de mes blanches mains tandis que mon Schtroumpf mignon s'occupait de mélanger la préparation
2 oeufs
120 g de beurrePA260172
120 g de farine
200 g de sucre

Faire fondre chocolat et beurre ensemble. Mélanger la farine et le cacao. A côté, battre les oeufs et le sucre. Mélanger les trois préparations puis verser dans un moule chemisé sur minimum 3,5 cm d'épaisseur. Pour nous, c'était plutôt 5-6 cm.
Dans notre four, nous avons enfourné à 200°C pour 5 mn puis baissé à 180°C pour une bonne PA260179demi-heure.

Et là, c'est le drame. Non seulement, le petit brun appétissant est trop chaud pour y goûter, mais il coule. Et c'est bien normal puisqu'il n'est bon à manger que le lendemain. Devant le moule en verre, je sens toutes mes addictions remonter du fond des temps, besoin urgent de cacao mis à part. La dépendance au bubble gum à la fraise, celle aux sitcoms AB Productions, le manque de tabac, l'envie d'alcool, sans parler de la fréquentation assidue des blogs de cuisine. Une seule chose pourrait me calmer, mordre à pleines dents dans ce beau brun sensuel...
Mais non ! Pas de plaisir sans désir. On n'y touche pas avant demain.
   PA2801811    PA2800101
Juste comme je l'aime: bien brillant à coeur. Heu, oui, les confettis c'est parce que tant qu'à être dans le dessert régressif...

* Par respect pour leur intimité, j'ai préféré changer les prénoms de Philémon et Hildegarde, fort connus dans le milieu mozambiquais.