30 novembre 2006
Salut les p'tits clous !
Ayé, enfin la consécration !!
Après Mamina et Manue, à notre tour d'avoir nos tronches (de cake) sur Cocooking.
Et comme dirait à peu près Gerald Genty (chéri):
"Pour l'instant on est pas encore trop connues, ça va, mais après.. Ch'sais pas.
Les gardes du corps sont encore loin, on habite encore où on habite.
Mais il faut en profiter, faites-moi signer vos cahiers, ça va p'tet bientôt changer.."
Merci à la journaliste Lucile Escourrou.
Gadez, c'est là !
23 novembre 2006
Soupes Superpouvoirs
Jusque là je ne vous en avais pas parlé parce qu'on ne se connaissait pas très bien. Mais maintenant je pense que nous sommes suffisamment intimes pour vous révéler la vérité: nous avons des super-pouvoirs. Oui, nous, Gudule, moi-même, nos hommes. Je vous rassure tout de suite, nos intentions sont pacifiques. En général, on ne s'étend pas trop là-dessus de peur d'être marginalisés. On ne dénoncera jamais assez la discrimination qui frappe les super-héros, les grands médiums, les immigrés aliens et les gens simples comme nous, qui ont des super-pouvoirs. Sur cette forme particulière de racisme, voyez cet excellent brûlot militant (triptyque).
Comme vous n'y tenez plus, je vous dévoile nos aptitudes surnaturelles. Mon Schtroumpf, par exemple, maîtrise les flux électriques. Sa simple présence dans une pièce règle automatiquement les chaînes sur les téléviseurs, donne accès aux chaînes du câble sans abonnement. Plus simplement, il fait pousser des prises dans les murs, n'importe où, si l'envie lui en prend. Il fait disparaître les fils électriques aussi, le courant électrique se propage dans l'air, quand il le décide. Bon, c'est pas mal, très commode. Mais que dites-vous de ça: le Bonhomme de Gudule (non, rien à voir avec les poissons, les cannes, la mer ou les asticots) a le don d'ubiquité... dans le slip des gens. Il peut être à plusieurs endroits à la fois, mais UNIQUEMENT dans les slips. Je sais, c'est hyper flippant. Quand il m'a dit ça la première fois j'ai été horrifiée, mais maintenant que je le connais, je peux vous garantir qu'il n'abuse pas de son pouvoir.
Passons à MlleGudule. Elle possède un pouvoir télékinésique hors du commun. Attention, ce n'est pas comme dans les films (qui racontent n'importe quoi), elle ne déplace pas les objets, elle amène les gens à faire ce qu'elle souhaite. Entre nous, on appelle ça son autorité naturelle. En général, elle maîtrise bien sa puissance, mais parfois son autorité s'étend au-delà de son contrôle et les gens excèdent ses désirs. Un seul exemple, en deux oeillades elle a faire naître l'amour entre un hétérosexuel confirmé et un petit Mexicain aux doigts de fée. Ah oui, j'allais oublier, Gudule est aussi Pousse-au-vice, c'est une ramification de son super-pouvoir. A son contact, on se sent immédiatement pris d'une soif alcoolique et d'un appétit inextinguibles, on ne peut retenir ses confidences, on se sent bien, on flotte, on est en son pouvoir !!
Même moi qui suis au courant, je me fais encore régulièrement avoir. Alors que je n'avais jamais cuisiné de potimarron et que, dans l'ensemble, je me méfie des courges, il a suffit d'un potage de Gudule, pour que je rende les armes et que je m'y mette à mon tour.
Potages Trompe l'oeil:
1 potimarron
1 pomme
1/2 orange
1 citron vert
2 petites betteraves
1 cube magique de légumes
1 peu de crème
Cuire le potimarron selon la technique éprouvée (dans de l'alu, une heure à four doux), puis le peler. Diviser la chair en deux. Faire cuire la première moitié pendant un quart d'heure avec 25 cl d'eau, la pomme et la moitié du cube magic. Et l'autre moitié avec les betteraves, l'autre demi-cube et toujours 25 cl d'eau. Mixer les deux préparations. Ajouter le jus d'orange à la préparation à la pomme, le jus de citron vert à celle aux betteraves. Crémer selon son goût. Vous pouvez parsemer le potage pomme-potimarron de dés de chèvre, ça se marie très bien.
C'est assez troublant: on a l'impression qu'on va manger une soupe de carottes et une de tomates !

Avec tout ça, je ne vous ai pas parlé de mon petit pouvoir à moi. Il faut dire que c'est un peu gênant, ce n'est pas le plus agréable des dons surnaturels (surtout pour les autres): j'ai le don d'Intarissabilité. Un peu comme la Méduse, je peux pétrifier mes adversaire, mais pas avec mes yeux, avec mon débit. 12 700 mots minute. Inutile de vous dire que quand je m'efforce de ne pas trop saouler mon entourage, j'ai l'impression de regarder un film image par image. Trouble associé: tout m'intéresse. Pas un sujet qui ne puisse déclencher l'intarissabilité. C'est dur d'être "différent".
21 novembre 2006
Cake arranzé (Tout un programme !)
Depuis que je feuillette le livre sur les terrines, je n'arrête pas de faire des cakes. Enfin, de toutes façons, j'ai toujours eu tendance à faire des cakes pour un oui ou pour un non, tout le monde vous le dira...
Pour celui-ci, j'ai procédé à peu près comme pour un programme politique -z'avez remarqué, c'est hyper tendance la politique en ce moment, comme quoi tout peut arriver. Je me suis réunie avec moi-même et j'ai fait le point avec toutes mes sensibilités internes. Pour la pâte de base, je me suis inspirée à la fois de celle d'AnneE de Station gourmande dans son esstraordinaire cake aux pruneaux et de celle de Sophie Dudemaine. Premier principe politique: un socle consensuel.
Pour la garniture, je mûrissais une idée depuis longtemps déjà, souvenez-vous du rhumtopf* du mois d'août. Ca c'est le petit plus, la petite nouveauté: les fruits nés en été, mûris pendant de longs mois, mais qui ont su garder de bonnes joues roses, féminines, et qui révèlent toute leur puissance à l'automne. Deuxième principe politique: faire du neuf avec du vieux (de la neuve avec de la vieille)
Enfin, j'ai eu un grave conflit avec un courant dissident au sujet de l'assaisonnement: pour moi-même j'aurais bien chargé en 5 épices, en suivant l'idée géniale d'Anaïk dite Le Confit, mais sur mon aile, mon Schtroumpf était anti-pain d'épices. J'ai donc fait ce cake deux fois pour trouver le bon dosage. Troisième principe politique: procéder par ballon d'essai et métisser les idées.
Je ne sais pas bien où tout cela va nous mener en 2007... En attendant, qu'est-ce qu'on se régale !
Pour un petit cake arranzé:
2 oeufs, 100 g de farine à gâteau, 80 g de sucre roux, 2 càS de beurre fondu, 1 cac de 5 épices.
3 louches de fruits d'été à l'alcool, 1 sachet de sucre vanillé, quelques lanières de zest d'orange bio.
Laissez frémir les fruits alcooliques avec le sucre vanillé jusqu'à évaporation complète de l'alcool.
Préparez l'appareil: oeufs + sucre, farine + 5 épices, beurre, pincée de sel.
Mélangez la moitié des fruits avec l'appareil. Versez dans le moule à cake. Ajoutez le reste des fruits sur le dessus (ce que je n'ai pas fait la première fois, donc on ne le voit pas sur les photos, mais c'est mieux de procéder ainsi).
Enfournez à 190°C pour un petit quart d'heure. Puis ajoutez le zest d'orange en lanières sur le dessus.
Réenfournez à 170°C pour 20 mn.

Suggestion de présentation: vous pouvez servir le cake avec la glace figue-cannelle de Môssieur Picard©.
* Au sujet du rhumtopf: il faut que je rectifie certaines choses par rapport à la recette que j'avais posté au mois d'août. D'abord, c'est définitivement meilleur avec du vrai rhum. L'alcool pour fruits, c'est une arnaque. Ensuite, je ne l'ai pas assez sucré. Pour une recette comme celle-ci c'est parfait, parce que du coup on peut laisser réduire sans mourrir d'hyperglycémie. Mais les fruits alcooliques ne sont pas bons à manger tels quels. Sans doute faudrait-il doubler la quantité de sucre de canne que j'ai indiquée. Quatrième principe politique: faire des compte-rendus de mandat !
19 novembre 2006
Tourtouyette, hommage en poulet
Pour avoir goûté le pâté Bourbo une fois à la Touyette's Corporation je peux affirmer que c'est délicieux.
Il n'y a pas que ça, le Poufflé, j'y étais, c'était divin.
Je sais que la dame est une adepte du bouillon maison, et qu'elle explique tout bien là, alors que moi je suis une feignasse du bouillon magique.
On pourrait l'appeler Madame Poulet si elle n'était pas déjà mariée. Ne vous a-t-elle pas déjà parlé de Viens Poupoule ?
Bref, encore une fois je me retrouve hypnotisée et subjuguée.
Du coup j'ai réalisé un bouillon de poulet. Et un pâté.
Le bouillon me servira pour un risotto (je suis une droguée du risotto), et j'ai tellement bavé devant la recette du pâté bourbonnais que je me suis sentie poussée à faire un truc qui s'en rapprochait.
J'ai pô de pététes chez moi (prendre l'accent canadien ou regarder le clip du WillyWaller), mais j'ai du poulet et des tonnes d'épinards en boîte (je suis polytoxicomane, car je suis aussi complétement cinglée avec les épinards sous toutes leurs formes..).
Donc j'ai bidouillé une farce aux épinards et au poulet, puis j'ai fait une pâte et j'ai mis la p'tite cheminée et ensuite j'ai versé de la crème liquide parfumée. AAARGH.
Pour la pâte : allez vous fournir en pâte semi-feuilletée chez Madame Débo, c'est génial et ultra facile, ça se fait même au robot si on veut, le paradis donc.
Petite remarque: n'ayant pas de petit-suisse (à part Estèbe, mais bon..), j'ai utilisé de la faisselle (40% MG).
Bah ça l'a fait nickel.
Pis j'ai ajouté des graines de pavot, je ne sais pas pourquoi..
Pour la farce : une petite boîte de 250g d'épinards égouttés + 1 cuisse et 1 aile de poulet bouilli, épluché, et découpé en petits morceaux + 1 CàS d'huile de noisettes + S&P + un trait de muscade.
Pour la petite sauce : 1/2 pot de crème liquide allégée + S&P + un tout petit peu d'ail en poudre + herbes de Province + un gros peu de piment d'Espelette.
Photos !
18 novembre 2006
Ravis au Lit, position n°14
Je sais, encore un jeu de mot foireux, mais qu'est ce que vous voulez je ne peux pas m'en empêcher c'est une maladie.
Faut dire que le Bonhomme est un champion en la matière, j'ai donc suivi le cursus "jeux de mots foireux" à la Bonhomme's Institute Blaguadeuballes School.
Bon, trève de cyber-débilité, il y a quelques temps Alhya nous invita à participer à la Champions Ravioli League.
J'en avais jamais fait de ma vie, et il faudra encore des années d'étude pour parvenir au coussinet fourré parfait.
Mais je ne désespère pas.
Je vous propose ma recette, certes pas très bien réalisée et, mais ultra goûtue !
J'ai longtemps hésité à mettre cette recette, les photos(dégueu) ne rendant pas hommage au délice que sont ces ravioli, mais bon, j'implore votre clémence et votre grandeur d'âme (hum hum..)

Pour une quarantaine de coussins :
J'ai pris la recette de la pâte de la Dame Tortue, qui est impeccab' je la remercie et je co-picole:
Pour une pâte à raviole basique :
- 200 g de farine ou de semoule de blé dur
- 2 oeufs
- 1 cuillérée à soupe d'huile d'olive
- 1 cuillère à soupe d'eau ou de lait
- 5 g de sel.
- une dizaine de cèpes séchés.
Puis j'ai confectionné 2 sortes de farces:
Farce number one :
- 1 mini potimarron ou une belle tranche de courge,
- 150g de maroilles (à doser selon le goût).
Farce number two :
- 300g de topinambours,

- 150g de Roquefort A.O.C(sauf si José Bové continue à raconter n'importe quoi sur Ségolène)
- 1 petit sachet de lardons.
Préparez la pâte à la mode Tortue, j'ai ajouté des cèpes séchés et râpés à ma pâte pour la parfumer et la colorer.
Un succès.
Préparez les farces:
- Pour la farce poti: facile, on cuit la cucurbitacée, et on la mixe avec le fromage nordiste, on goûte (c'est un excellent mariage), on S&P si besoin.
- Pour la farce topi: fastoche aussi, on cuit les tubercules, on les pèle, on les mixe avec le fromage bleu et les lardons grillés dégraissés (on vide le gras rendu à la cuisson).
Ensuite, on étale la pâte, et là on appelle la hotline ravioli, car moi je dois être un peu handicapée du ravioli, mais j'ai pas réussi à faire de jolis ravioli, les miens se sont transformés en coussins baveurs.
Faut dire que je les ai fait il y a longtemps maintenant, et depuis j'ai vu pas mal de vos recettes, je comprends mieux le montage, AGAAAAA.
Cela dit ils se sont bien tenus à la cuisson et personne n'a dégobillé dans l'eau.
Pour les cuire, top cool, ils sont cuits quand ils flottent à la surface.
On s'est régalé, on les a mangé arrosés de beurre fondu tout simplement.
Il restait de la farce, on l'a slurpé à la 'tite cuillère.
On s'est endormis repus et heureux, cul contre cul, en tout bien tout honneur.
17 novembre 2006
Pâté Bourbonnais
Ici s'arrête la France, Ici commence l'Auvergne
Bien que cette maxime soit affichée en terre bourbonnaise, le Bourbonnais, ce n'est pas l'Auvergne. Enfin, administrativement oui, historiquement et du point de vue culturel, pas du tout, malheureux ! Le Bourbonnais donc, comme le dit Bourbonnais.org (on ne rit pas) c'est "l'Allier et un peu plus", comprenez une zone en forme d'aubergine qui part de l'ouest de Montluçon, qui passe au nord de Moulins et un peu au sud de Vichy, et se termine (queue de l'aubergine) par la montagne bourbonnaise, entre Vichy et Roanne... Un écrin de verdure, valloné, irrigué de mille petits cours d'eau dont la Sioule et le Sichon. Bref, je ne suis pas objective, j'ai passé mes beaux étés de jeunesse dans ces collines de moyenne montagne, j'y ai connu mon Schtroumpf et surtout, j'y ai découvert le pâté bourbonnais qui a définitivement fait chavirer mon coeur.
Je vous le dis tout de suite, la recette ci-dessous transgresse la moitié des préceptes de la Ligue internationale de promotion du pâté bourb'. D'abord, traditionnellement, il se fait avec de la pâte brisée (mais je préfère la feuilletée pour cette recette), ensuite il ya ceux qui mettent de l'ail et les autres, puis théoriquement la patate doit cuire à l'intérieur de la pâte, ce qui nécessite une pomme de terre de qualité infiniment supérieure, cuisant parfaitement à 200°C en pile 30 mn sans se déliter (si vous avez, faîtes-moi signe). Bref, ce que je vous propose ici est un sacrilège, mais vous donnera un petit aperçu des joies du Pâté bourb'...
Pour deux randonneurs:
- Un rouleau de pâte feuilletée toute prête (oui, bon, ça va, hein, y'a pas marqué Maïté là)
- 3 belles patates pelées au Willy Waller TwothousandSix. Remerciez chaleureusement Anne de Papilles et pupilles pour vous avoir fait découvrir ce petit bijou.
- 1 oignon (à défaut: 2 échalottes, transgression, quand tu nous tiens)
- 1 gousse d'ail
- 20 cl de crème fleurette
- Fines herbes de votre choix
Précuisez vos patates une dizaine de minutes à l'eau bouillante (sauf si vous avez les ultimes patates
parfaites pour la cuisson pré-citées). Etalez un peu la pâte en longueur pour obtenir un rectangle. Déposez les patates en rondelles sur la moitié de la pâte. Ajoutez des rondelles d'oignon, l'ail en petits morceaux. Salez légèrement. Refermez la pâte et prévoyez une ouverture sur le dessus -petite cheminée en option- dorez au jaune d'oeuf. Scellez les bord avec un peu d'eau. C'est parti pour 30 mn à 200-210°C. Surveillez le doré de la pâte.
A la sortie du four, c'est le clou du spectacle bourbonnais, versez la crème, que vous aurez mélangé avec les fines herbes, S&P, par le trou sur le dessus du pâté. Procédez doucement.
Laissez-le se gorger de crème gentiment. Puis servez immédiatement.
Accompagnez-le d'un super jambon de pays, de salade au bleu et aux noix ou à l'huile de noix. Vous sentez la rigueur de l'hiver bourbonnais qui rugit à vos fenêtres ?

16 novembre 2006
Annette au Pays des Paupiettes
On cuisine peu le chou, déjà car c'est un gume hautement pétogène, et ensuite parce que c'est massif (nous sommes une famille de 2 + le chat qui préfére les croquettes).
Cela dit c'est un gume extrêmement sain et délicieux. Toujours dans l'idée de se nourrir avec les gumes de saison et avec des recettes de saison, je me suis lancée dans le paupiettage de chou.
Touyette avait déjà démarré la saison "pets et paupiettes" avec ses Paquets 'o fish.
J'ai réalisé la meilleure des farces du MONDE (si si ) !
Pour 2 pétomanes débutants:
- 12 feuilles de chou, dont 6 belles vertes,
- 100g de chair à saucisse,
- 2 côtes de veau, bien dégraissées et désossées,
- 1 poignée de raisins secs,
- 1 CàS de crème de pruneaux (ou 5 pruneaux),
- 1 oignon,
- 3 gousses d'ail,
- 1 CàS de concentré de tomate,

- 1/2 CàC de cumin en poudre,
- S&P.
Dans le bol du brave robot-chéri, on va mettre l'oignon + l'ail + la chair à saucisse + les cubes de côtes de veau + le cumin + les raisins + la crème de pruneaux + le concentré de tomate + le S&P.
MEGA-WOUIIIIZZZZZER afin d'obtenir une farce homogène.
Faire blanchir les feuilles de chou et le coeur du chou. Moi j'ai blanchi pendant 30mn.
Faire cuire la farce dans une poêle avec un filet d'huile d'olive.
Puis mettre la feuille la plus fine dans la feuille la plus verte et remplir de farce.
Attention ! Prudence ! J'ai failli manger toute la farce au remplissage.
Saucissonner les paupiettes avec du fil.
Les déposer dans une cocotte avec 1/2 cube magique dilué dans 1/2 verre d'eau.
Faire braiser pendant 15mn.
Se débrouiller avec les fils et dévorer les paupiettes.
Comme il me restait un peu de farce, j'ai haché le coeur du chou en laissant quelques feuilles accrochées au trognon, je l'ai mélangé avec le reste de farce et j'ai ajouté un fromage blanc.
Puis j'ai rempli le coeur du chou et j'ai rabattu les feuilles et enfin j'ai ficelé le tout.
Ensuite, au four th.6 pendant 20mn avec un peu de bouillon magique dilué et un arrosage régulier.
Là ça a été fatal niveau intestinal.. Mais délicieux.
15 novembre 2006
Cake aux girolles
Mon Schtroump me rapporte toujours des chouettes livres de cuisine de la bibliothèque de son boulot -oui, il a une médiathèque gratuite à son boulot, faut quand même bien qu'il y ait quelques avantages sociaux quand on travaille dans le contre-espionage. Cette fois, j'ai hérité de Cakes et terrines d'Isabel Brancq, chez Hachette Pratique. Bon, des recettes d'une femme qui s'appelle Brancq, ça laisse un peu rêveur, mais l'intro ne dit pas si elle s'est coupée un bras ou si elle a perdu un oeil en faisant ses cakes... Je suis plutôt intéressée par les terrines (je n'en ai jamais fait), mais j'ai quand même commencé avec un petit kéké, normalement aux oignons et au lard, qui est devenu aux girolles, au bacon et aux oignons.
Actuellement, la girolle se négocie autour de 4,50 € les 500 g au marché en bas de chez moi. Mais moi j'ai un Papa qui m'en rapporte de Corrèze pour 0 € le kilo (et qui, en plus fait des photos très cartes postales, voyez vous-même). Je sais, la vie est injuste. 
2 poignées de girolles
6 rondelles de bacon coupées en fines lanière
1 grosse gousse d'ail
2 tiges de persil émincé
1 gros oignon
150 g de farine
3 oeufs
1 sachet de levure
10 cl de lait
3 càS d'huile (théoriquement c'est 10 cl aussi)
1 pincée de cantal râpé
Faîtes revenir les girolles avec l'ail et le persil à la poele. Ajoutez le bacon, puis, à la dernière minute l'oignon (il ne faut pas le cuire complètement).
Préparez la pâte avec les oeufs, la farine, la levure, 1 pincée de sel, mélangez, puis le lait et l'huile. Ajoutez la garniture et mélangez bien. Versez dans un moule à cake (souple pour ma part), saupoudrez de cantal.
Enfournez à 180°C pour 40-45 mn selon votre goût et votre four.

Chaud, le midi, c'était pas mal. Froid, le soir, c'était meilleur !
14 novembre 2006
Poufflé au Foulet
Je sens que je vieillis. Depuis que j'ai fait -pour la première fois- un vrai pouillon de boulet moi-même, je suis poursuivie par l'idée que c'est drôlement meilleur que les cubes magiques. Et puis, j'aime bien le côté "avec un plat, on fait trois plats", on accomode les restes, tout ça, tout ça... Oui, ça se confirme je viellis. Si ça continue je vais aller à Vulcania (euh, j'y suis déjà allée, mais c'est une autre histoire) et voter Balladur (ah non, zut, il ne se représente pas, il s'arrête vraiment dans la fleur de l'âge, 83, c'est ça ?). Je me demande si je ne perds pas un peu la tête parfois.
D'abord j'ai cuit un beau foulet permier à la cocotte, dans 2 litres d'eau avec quelques carottes, 1 poireau, 1 branche de céleri, un oignon, deux gousses d'ail et un bouquet garni. 50 minutes. Avec les légumes, j'ai fait une soupe. Le bouillon je l'ai laissé refroidir pour pouvoir le dégraisser. Puis j'ai fait un potage Du Barry (un chou-fleur, une patate et un litre de bouillon de foulet). Schtroumpf Glouton s'est fait des pâtes au poulet un soir où j'étais en réunion...
Il me restait donc un foulet bouilli entamé... J'ai fait un poufflé.
Petit poufflé au foulet de grand-mère:
- les restes du foulet hâchés
- 50 g de beurre
- 50 g de farine
- 30 cl de lait
- 4 oeufs
- Moix de Nuscade
Faire une béchamel avec le beurre, la farine et le lait (faire fondre le beurre tout doucement avec la farine puis verser le lait froid en fouettant bien, laisser épaissir). S&P, moix de nuscade. Laisser refroidir.
Séparer blancs et jaunes des oeufs, battre les blancs en neige avec 1 pincée de sel.
Ajouter les jaunes et le boulet à la péchamel, bien mélanger. Puis incorporer délicatement les blancs.
Au four, 45 mn à 170°C.
Pouf Pouf.
J'ai servi le poufflé avec un petit toulis de comates parsemé de quelques petits morceaux de béleri cranche...
13 novembre 2006
Galette Coquille
De retour de Bretagne, mon Bonhomme m'a ramené des coquilles St Jacques, du poisson et des galettes (j'oublie l'andouille qui a pris une grosse claque..).
Je passe mes commandes et hop le petit Bonhomme de Noël, me ramène ça dans sa belle glacière bleue de mec qui conduit une R19 turbo diesel, la classe ultime.
Pour les poissons, parfois il rentre bredouille, et parfois comme cette fois, il ramène quelque chose, ce qui me fait me dire que, certes il est fou (être pêcheur en mer quand on est parisien relève du dérangement mental), mais au moins on en profite, même si du coup, le bar nous revient à 2000 dollars/pièce, avec le prix du gasoil qui monte qui monte, et la collec de cannes à pek, sans compter les leurres que même mes bouc' d'oreilles elles sont pas aussi chères..
Là il est revenu avec 5 jolis bars et 3 dorades.
Je dis Bravo !
Mais pour l'heure, ce sont les coquilles qui m'intéressent.
Pour 2 pélerins de la Coquille :
- 2 galettes de sarrasin,
- 18 noix de St Jacques (la recette était prévue pour 3 personnes à la base) mais quand on aime..,
- 300g de Pleurotes,

- 2 échalotes,
- huile d'olive,
- beurre demi-sel,
- crème fraîche,
- fécule de pomme de terre,
- sucre glace.
Dans une poêle, faire revenir à l'huile d'olive les échalotes émincées. Ajouter les pleurotes à la façon Chef Simon.
En fin de cuisson ajouter 1 CàS de crème fraîche et du S&P.
Sur une assiette déposer 1 CàS de fécule et 1/2 CàC de sucre glace. Mélanger intimement.
Rouler les noix dans ce mélange. Réserver.
Puis dans une poêle à froid, mettre un peu de beurre et d'huile d'olive et faire dorer les coquilles sur leur face ovale.
Quand elles sont dorées et croustillantes, on les retourne et on éteint le feu sous la poêle.
Voir l'excellente méthode de cuisson expliquée sur le non-moins excellent blog de Patrick , (ici).

Je le bénis c'était parfait.
Puis, faire réchauffer les galettes avec une noisette de beurre et déposer en leur milieu les champignons crèmés et les coquilles croustillantes (et encore un peu de crème..).
Refermer en repliant les 4 côtés vers le milieu de la crèpe et faire cuire 3mn. Essayer de retourner la galette, ou pas, chez moi ça a finit en n'importe quoi..
Servir aussitôt, à déguster avec une bolée de cidre de Paimpol !














