14 mars 2008
Made in China de Belleville
Salut la compagnie !
Une idée piquée dans le dernier Elle à Table, le Bo-Bun.
Hyper fastoche à faire il faut juste trouver quelques ingrédients asiat', mais n'importe quel supermarchand vend ça maintenant !
Maintenant on est devenu fortiches dans l'art de préparer des repas rapidos ou alors des plats qui cuisent looooonnnngtemps (au moins le temps d'endormir un Babi qui en a décidé autrement !!)
J'ai la chance d'avoir un quartier chinois bis (le number one est dans le 13ème). A Belleville j'ai donc trouvé mes ingrédients pour réaliser cette grosse salade (qui doit être plus vietnamienne que chinoise en plus..). Ça vous calera le plus solide des appétit, et ça fera virevolter vos papilles !
Allez on s'y colle avant que Babi se réveille.
Pour 2 parents épuisés mais ravis :
- 150g de vermicelles de riz,
- 200g de viande de boeuf dans le filet,
- 2 gousses d'ail,
- 1 tige de citronnelle,
- 2 carottes,
- une poignée de germes de soja,
- 1 poignée de noix de cajou,
- de la salade batavia,
- 2 CàS d'huile de tournesol,
- 3 CàS de Nuoc Mam,
- 1 petit flacon de sauce pour les nems.
Émincez la viande en fins filets. Faire mariner les lamelles de viande avec l'huile, l'ail écrasé, le Nuoc Mam et la citronnelle débitée en tronçons. Réservez au frigo au moins 1 heure.
Rapez les carottes, lavez la salade et les germes de soja.
Faites cuire les vermicelles de riz 4 mn dans de l'eau bouillante. Puis passez-les sous l'eau froide. Réservez.
Dans un wok que l'on fait chauffer sans huile, faites sauter la viande, et arrosez avec la marinade en fin de cuisson.
Wouiiiiiizzer au bébé wouizzeur les noix de cajou.
Au moment de passer à table dressez les bo-buns dans des assiettes creuses.
Salade verte, puis nouilles, puis carottes, puis soja, puis la viande, et enfin saupoudrez avec les noix de cajou pilées.
On assaisonne avec la sauce pour les nems.
Trop bon mais très moche en photo..
01 janvier 2008
Massage d'agneau aux huiles zessentielles
Commençons l'année en douceur.
Après avoir abusé des bulles, rien de tel qu'un petit soin du corps pour se requinquer.. Un cocooning de lendemain de fête où l'on se dorlote au chaud, et où on laisse filer le temps.
Pour ce faire, prenez un beau gigot d'agneau. Choisissez une musique d'ambiance douce. Installez-vous confortablement. Massez votre gigot amoureusement avec de l'huile d'olive d'excellente qualité. Insistez sur les points de tension. Palpez-roulez-le dans des gousses d'ail en chemise. Saupoudrez-le d'herbes de Province.
Déshabillez un céleri-rave. Coupez-le en lamelles assez épaisses, mélangez le céleri à des oignons émincés. Roulez voluptueusement le céleri et les oignons dans de l'huile d'olive afin de bien les ointer.
Couchez le gigot délicatement sur un tapis moelleux de céleri et d'oignons.
Cuire le gigot 2h au moins, à four très doux.
15 décembre 2007
Boulettes du soir, Espoir..
Salut !
Comme on a toujours un métro de retard, on est actuellement en train de regarder les épisodes de Prison Break ("Cassée Prison" en français).
Bon, au début c'est accrocheur. Un top model aux yeux revolver hypra-intelligent (Einstein à côté est un débile profond) qui se fait tatouer le plan de la prison sur le corps afin de sauver son frère condamné à la peine capitale. Je signale au passage, aux scénaristes, qu'on ne voit pas assez le plan de la prison sur le superbe corps de Michael . Bref..
Il y a une vague réflexion sur la peine de mort, sans vraie remise en question.. BREF.
Des taulards sales, en marcel, qui tentent de s'évader et de sauver Lincoln-Burrows-le-pauvre-innocent-frère-un-peu-nounouille-de-Mister-Univers-victime-
d-une-machination-diabolique-fomentée-par-les-super-méchants.
On regarde ça le soir. Ça commence à être un peu neuneu dès la fin de la saison 1... Au bout du compte ils arrivent à s'échapper, mais n'ont que des grosses grosses emmerdes à chaque coin de rue. Heureusement il y a Wentworth Miller, pour se rincer l'oeil.
Ce type fait toujours la même tête, c'est pas un grand sportif non plus, quand il donne un coup de poing à un méchant on n'y croit pas trop, et surtout, on s'inquiète pour ses si mignons petits poings..
Tout ça pour caser ces boulettes chinoises au porc et à l'ail, aimablement inventées par mon époux pendant que je me rince l'oeil.
J'en ai perdu des boulettes en ouvrant largement mon bec et en bavant devant Wentworth tel le corbeau de La Fontaine.
Nouilles chinoises et boulettes de porc :
- 350g de porc haché,
- 1 CàS de sésame noir pour le croquant,
- 5 gousses d'ail,
- 1 oignon,
- 1 bon pouce de gingembre,
- des nouilles chinoises de blé à l'oeuf,
- du soja,
- des champignons de Paris,
- 1 oeuf entier,
- de la chapelure,
- piment en poudre,
- Sauce soja,
- Huile de tournesol.
Préparer les boulettes : Mélanger le porc haché avec l'oeuf, le sésame, l'ail wouizzzzé en purée, la chapelure, le piment et un peu de sauce soja pour saler.
Rouler les boulettes et les faire dorer dans un peu d'huile. Réserver. 
Pendant ce temps, faire cuire les nouilles. Quand l'eau bout on arrête le feu, on plonge les nouilles et on les couvre pendant 4mn. Puis on les met dans une passoire et on les rince à l'eau froide pour stopper la cuisson. Puis on fait revenir les nouilles dans de l'huile. Réserver.
Ensuite on fait sauter les champignons émincés, avec un demi-oignon. On réserve.
Puis dans le bébé-wouizzzzzzeur on met : le gingembre + le demi-oignon restant + 2 gousses d'ail. On obtient une belle purée.
A la fin on prend un wok ou une grande sauteuse, et on ajoute tout ce petit monde pour un réchauffage rapide sans oublier les germes de soja, ils doivent rester croquants.
On ajoute la purée de gingembre et d'ail à la fin, histoire de mettre un peu de chaleur et d'exotisme dans tout ça, on touille bien.
Ayé on est parés pour cavaler sur les routes américaines en compagnie de Wentworh-chou-Miller !
09 décembre 2007
Rôti de porc aux figues, la vengeance du retour
Eh oui me revoilà après.. au moins 5 mois d'absence.
Déjà que c'était pas brillant avant.. Bref !
Bon, on sort un peu la tête hors de l'eau, Baby fait bien ses nuits, on peut donc se remettre à cuisiner !
Il y a quelques temps j'ai mangé un délicieux lapin aux figues. J'ai un peu de réticences à acheter l'ami des enfants sous plastique au supermarché, alors je me rabats sur le cochon, mon grand ami.
Hier soir donc en avant première, je me suis remise aux fourneaux.
Je vais la faire simple, je suis sous le coup d'un réveil soudain du Baby, qui exigera le sein maternel en criant " Famiiiiiiine", donc grouillons-nous.
Pour un gros appétit et un déjeuner le lendemain :
- 1 rôti de porc dans l'échine d'1k500g,
- 15 figues sèches,
- 2 beaux oignons,
- du miel liquide,
- curry en poudre,
- écorce d'orange en poudre (hyper facultatif).
- 1 gros pouce de gingembre frais,
- de l'eau,
- de l'huile,
- du S&P.
En garniture des épinards frais et des patates !
Fastoche : dans une cocotte en fonte, on fait revenir les oignons émincés et le gingembre lamellé
dans de l'huile d'olive.
Puis on badigeonne son cochon d'1 bonne CàS de miel liquide et on le poudre de curry (1/2 CàC) et d'écorce d'orange (je le répète c'est ultra pas obligatoire).
On rajoute les figues sèches à ce moment là.
On le fait dorer, caraméliser, on le chatouille. Puis on ajoute l'eau quand ça commence à sentir le caramel.
Attention ça fait psssccchhiiiiiiiiiiit !
Puis on enfourne la bête pour 2h30 à Th.3.
Pour les épinards, on les lave, on les fait étuver dans du beurre.
Et les patates sont cuites à l'eau.
Un régal. Qui ne rend rien en photo....
Je suis en train de goinfrer le reste froid c'est délicieux aussi.
13 avril 2007
Salade de Poulet "Stock-Option"
Comment partir à l'autre bout du monde à peu de frais, quand on a posé ses vacances comme une andouille et que de surcroît plus aucune compagnie aérienne ne veut de vous (pour cause de grosseur ventrale et fessale, et sous peine de porter des bas de contention à vie) ? ?
N'est pas Noel Forgeard qui veut, et je n'ai pas de parachute doré pour aller me dorer la pilule au soleil. Et puis j'ai le vertige.
Donc je cuisine Thaï !
Pour PAS Noël Forgeard (ou alors si, mais alors seulement avec du poulet très très grippé):
- 2 blancs de poulet bio, bon, et labellisé,
- 1 concombre,
- 1 grosse poignée de pousses de soja,
- 1 piment rouge (genre poivron fin),
- 1 cube magique à la volaille,
- eau,
- 1 botte d'oignons nouveaux,
- 3 CàS de graines de sésame,
- 3 CàS de sauce soja,
- 2 CàC d'huile de sésame (attention c'est fort en goût),
- 1 CàC de gingembre en poudre,
- 3 CàS de vinaigre de riz,
- 1 gousse d'ail écrasée,
- 1 CàC de sucre en poudre,
- huile de tournesol.
Préparer la sauce au sésame:
Dans un bol mettre les graines de sésame légèrement grillées à la poêle auparavant, ainsi que le vinaigre de riz + le gingembre + l'ail + quelques queues d'oignons émincées + l'huile de sésame + la sauce soja + le sucre. Réserver.
Puis s'attaquer au poulet:
Dans une casserole, faire chauffer de l'eau + un cube de bouillon de poulet magique (et vacciné sauf si.. Noël F.. bon bref). Ajouter les blancs et une giclée de vinaigre de riz et faire cuire une dizaine de mn.
Ensuite laisser le poulet tiédir dans son eau. Puis le débiter en lanières (et fouetter Noël F. avec, grrrr).
Et enfin s'en prendre aux légumes:
Dans un wok ou dans une poêle, faire chauffer l'huile et ajouter le piment rouge débité (ou le projeter dans les yeux de Noël.F ?).
Jeter dans l'huile chaude pendant 5 mn les concombres coupés en lanières et épépinés. Ainsi que les pousses de soja et les oignons nouveaux.
Manger:
Présenter cette salade dans des assiettes dans cet ordre : soja puis concombre puis poulet puis sauce.
Parsemer de coriandre et servir accompagné d'une salade relevée de papaye (et /ou mangue ) assaisonnée de citron vert + Nuoc Mam + sucre + purée de piment + coriandre.
Voilà un plat qui fait se sentir léger léger, on s'envolerait presque..
26 mars 2007
Boeuf en chaleur
Toujours tiré de cet excellent ouvrage, une recette qui réveille et réchauffe les papilles.
Et puis, comme ça picotte, bin avec ça j'ai préparé un riz au lait de coco pour apaiser le piment et assouvir ma soif de lait de coco..
Vu la période glaciaire qu'on traverse, on a intérêt à ramener un peu de soleil dans la cuisine sous peine de déprimer et de congeler.
Môssieur le réchauffement de la planète quant à lui est cordialement attendu au dessus de Paris..
Bref, voici un petit plat parfumé, exotique qui sera parfait pour tromper la giboulée marsienne tapie dans l'ombre, qui n'attend qu'une chose, nous tomber dessus à la moindre escapade.
Allez on baisse les radiateurs et on ouvre les fenêtres !!
Pour 4 personnes:
- 600g de filet de boeuf,
- 1 CàS de sauce soja,
- 1 CàS de Nuoc Mam,
- 2 tiges de citronnelle,
- 4 gousses d'ail,
- 1 gros pouce de gingembre frais,
- 1 CàS de purée de piment "Sambal Oelek",
- 1 botte d'oignons nouveaux,
- 1 barquette de tomates cocktail,
- 1 CàC de sucre en poudre,
- 1 CàS de sauce soja,
- huile de tournesol,
- coriandre ou persil (sachant que le Bonhomme ne sait pas les reconnaître..).
Emincez la viande en lamelles, le plus finement possible.
Dans un saladier, faites mariner la viande avec la CàS de sauce soja et la CàS de Nuoc Mam. Réservez.
Dans le bol du robot-chéri, mettez la tige de citronnelle tronçonnée, le gingembre épluché, l'ail déshabillé. MEGA-WOUUUUUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIZEZ le tout.
Dans le livre ils sont mignons, ils disent de piler tout ça au mortier afin d'obtenir une pâte. Je n'y crois pas un seul instant !!
Donc, après ce charcutage en règle, nous obtenons, une sorte de bouillie très parfumée.
ASTUCE: Afin d'éviter d'en avoir plein la bouche, mettez cette bouillie dans un filtre à thé en papier.
Tronçonnez les oignons nouveaux et coupez les tomates en 2. Réservez.
Dans un wok ou dans une sauteuse faites chauffer l'huile de tournesol.
Ajoutez le sachet de citronnelle + gingembre + ail. Oubliez-le dans un coin de la sauteuse.
Faire revenir les lamelles de viande pendant 2 à 5mn selon la cuisson désirée.
Otez la viande et réservez-la.
Ajoutez la purée de piment ainsi que les oignons nouveaux et les tomates. Faites sauter.
Saupoudrez de sucre, incorporez la CàS de sauce soja et 1/2 verre d'eau.
Mélangez bien et remettez la viande.
Parsemez le tout de coriandre ou de persil frais.
Servez avec un riz parfumé au lait de coco:
- 300g de riz parfumé,
- 200ml de lait de coco,
- 300ml d'eau,
- Sel,
- 1 tronçon de citronnelle,
- de la noix de coco râpée.
Dans une sauteuse mettre le riz + le lait de coco + l'eau + le sel + la citronnelle. Portez à ébullition.
Couvrez et baissez le feu.
Faire griller -à sec- la noix de coco râpée dans un poêle anti-adhésive.
Cuire le riz pendant 20mn à peu près.
Parsemez le riz de noix de coco grillée.
24 janvier 2007
Menu Boudins
Bon, mes boudins n'ont pas beaucoup inspiré.
En décembre, mon Schtroumpf et moi avions été très charmés par la série-doc Plus près des étoiles, sur France 3. Une espèce de télé-docu-réalité, avec alibi culturel (France 3, la De Carolis Corporacheun, quand même !) et consacrée à la super cuisine. Il s'y confirmait que Thierry Marx était fou, mais sexuellement très attirant, que Marc Veyrat consommait trop d'infusions médicinales, mais qu'on voudrait bien l'avoir pour tonton... Ah oui, pour ceux qui auraient manqué cette oeuvre télévisuelle majeure, il s'agissait peu ou prou d'un concours de cuisine: 10 djeunes prop' sur eux, déjà diplomés en cuisine faisaient des stages chez des chefs étoilés qui leur attribuaient des notes -nan, on tapait pas 1 pour virer celui qui avait taché son tablier. A l'issue de l'épreuve finale (élaborer un plat principal et un dessert à partir d'un panier imposé), l'impétrant a gagné un an de stage dans les établissements Robuchon du bout du monde.
Voilà le paradoxe ultime de ce programme: après avoir offert des semaines de découvertes extraordinaires dans des restaurants à tomber par terre, on envoie le prétendu vainqueur en stage chez Jojo Robuche, dit Le Psychopathe (regardez ses yeux, ça fait peur) !!
Justement, pour la dernière épreuve, deux des trois finalistes ont réalisé des sortes de rouleaux de volaille, farcis avec des tas de trucs. La technique de roulage-cuisson douce, nous a beaucoup impressionnés. Et nous avons essayé, en toute modestie, de rouler à notre tour...
Pour quatre farceurs:
- 2 grandes escalopes de dinde très très fines amoureusement préparées par votre boucher
- 1 boîte de farce Comtesse du Barry. Alors, là, mystère. Ma grand-mère m'a offert cette mignonne petite conserve intitulée à peu près "Farce pour volailles ou légumes". Je vous l'aurais bien montrée, mais nulle trace sur le site de la comtesse. Je ne vois qu'une explication: ma grand-mère est une intime de la comtesse et a accès à sa cave perso...
Alternative: contrairement à moi, vous n'êtes pas une feignasse et vous mélangez mi-viande de porc, mi-veau, quelques pincées de chapelure, 1 oeuf, S&P, ail et fines herbes qui vont font plaisir. Il vous en faut environ 200g en tout.
- 60 g de girolles
Comme nous avions la farce toute faite, nous avons juste fait revenir les girolles à la poele avec un peu d'ail et de persil.
Pour le roulage, nous avons vraiment bricolé, je sens que les rouleurs expérimentés vont bien rigoler. Faute de crépine, nous avons placé l'escalope sur du film alimentaire, étalé la farce, les girolles, puis formé un boudin bien serré. Les deux rouleaux ont passé un bon quart d'heure au frais. Miracle, cela a suffi pour qu'ils gardent la forme, au moins le temps de les transférer dans du papier d'alu. Parce qu'à moins d'avoir du film de pro, pas possible de cuire le rouleau dedans. Ensuite, au bain marie, au four à 150°C pendant pas loin d'1 heure 1/2.

Suggestion de présentation comme on dit chez la Comtesse.
Quelques échalottes revenues, déglacées au vin blanc et crèmées peuvent venir napper le boudin, comme dit toutjours la Comtesse !
Et le boudin noir alors ? Ben c'était des cookies, évidemment ! Je vous dis ça bientôt.
21 janvier 2007
Y'a un truc qui mijote (et Tandoori)
Bonjour à tout le monde. Il n'est pas trop tard pour bien commencer l'année. Tous mes bons voeux à celles et ceux qui passent par ici.
Ok, deux mois sans nouvelles, c'est plus de la distraction ni de la fénéantise, c'est carrément un Alzheimer juvénile. Il peut s'en passer des choses en deux mois, on a le temps de découvrir une vingtaine de candidats à la Présidentielle, de creuser un découvert abyssal avant noël, de l'élever au rang de forage pétrolier grâce aux soldes de janvier, de mettre à jour un carnet rose plus chargé en 2007 qu'il ne l'a jamais été (m'est avis qu'on va crever le plafond des deux points de fertilité), de suivre les aventures de Marie-Ségo sur la grande muraille, Marie-Ségo dans le désert, Petit Nico chez la Mère Poulard, Les millions de copains du petit Nico etc, etc, d'arrêter et de rallumer dix-sept fois la chaudière vu que cette fois, c'est sûr, ma bonne dame, y'a p'us de saisons, d'aller en reportage à Chalon-sur-Saone (malheureusement sans aucun rapport avec les richesses gastronomiques et oenologiques de la région) et de mijoter un petit truc en prévision de l'été.
Bref, il était temps que je me remette en route au plan de la cuisine. Fidèle à mes amoures, je commence avec un petit tandoori des familles, si simple que c'est presque une honte de le publier. Mais ça me permet de remercier, officiellement, Schtroumpf Pakatu qui m'a offert la belle poudre rouge pour mon noël.
Pour 4 amis de Bollywood:
- 5 filets de poulet ou 2 cuisses et 2 filets ou comme vous voulez
- 3 yaourts brassés
- 3 cac bombées de Tandoori Massala
- 1 jus de citron jaune ou 2 jus de citrons verts
- 2 càS d'huile d'olive
- 2 gousses d'ail râpées
- 1 cm de gingembre frais râpé (ou 2 càc de gingembre en poudre)
- 1 gros oignon émincé
Trempage: mettez le poulet dans le jus de citron (au mieux une heure, au pire, le temps de préparer la marinade). Mélangez les yaourts, la poudre de tandoori, l'huile, un peu de sel -attention, en général le mélange tandoori en contient, et le gingembre en poudre si vous n'en avez pas de frais (si vous utilisez du frais, ne pas le mettre dans la marinade, on l'utilisera après). Versez le poulet citronné dans ce mélange et laisser mariner 2 heures minimum, une journée, au mieux.

Je sais, cette recette est déjà épuisante. Et voyez après, ça ne se corse même pas. Sortez les morceaux de poulet de la marinade et enfournez-les à 200°C pour 20 à 25 mn. Si vous avez un super four, le mieux est de passer le poulet au grill. Avec mon four bas de gamme, si je fais ça, il sera calciné à l'extérieur et toujours cru dedans au bout de 10 mn... Autre possibilité: creusez votre parquet/lino/carrelage/terre du jardin, enfouissez partiellement une grande cruche en terre -le fameux tandoori- dans laquelle vous cuirez votre poulet après l'avoir chauffée à la braise.
Pendant que le poulet dore, faites revenir l'oignon dans un peu d'huile. Ajoutez l'ail et le gingembre frais, puis la marinade. Quand le poulet est cuit, nappez le avec cette sauce et servez immédiatement avec un bon petit riz à la vapeur.
Je crois qu'une des raisons pour lesquelles j'aime tant le tandoori c'est cette belle couleur bonbon-saumon, totalement régressive. Je l'ai cassée avec quelques tomates cerises (S&P, trait d'huile et 20 mn à four chaud sur une plaque).
19 novembre 2006
Tourtouyette, hommage en poulet
Pour avoir goûté le pâté Bourbo une fois à la Touyette's Corporation je peux affirmer que c'est délicieux.
Il n'y a pas que ça, le Poufflé, j'y étais, c'était divin.
Je sais que la dame est une adepte du bouillon maison, et qu'elle explique tout bien là, alors que moi je suis une feignasse du bouillon magique.
On pourrait l'appeler Madame Poulet si elle n'était pas déjà mariée. Ne vous a-t-elle pas déjà parlé de Viens Poupoule ?
Bref, encore une fois je me retrouve hypnotisée et subjuguée.
Du coup j'ai réalisé un bouillon de poulet. Et un pâté.
Le bouillon me servira pour un risotto (je suis une droguée du risotto), et j'ai tellement bavé devant la recette du pâté bourbonnais que je me suis sentie poussée à faire un truc qui s'en rapprochait.
J'ai pô de pététes chez moi (prendre l'accent canadien ou regarder le clip du WillyWaller), mais j'ai du poulet et des tonnes d'épinards en boîte (je suis polytoxicomane, car je suis aussi complétement cinglée avec les épinards sous toutes leurs formes..).
Donc j'ai bidouillé une farce aux épinards et au poulet, puis j'ai fait une pâte et j'ai mis la p'tite cheminée et ensuite j'ai versé de la crème liquide parfumée. AAARGH.
Pour la pâte : allez vous fournir en pâte semi-feuilletée chez Madame Débo, c'est génial et ultra facile, ça se fait même au robot si on veut, le paradis donc.
Petite remarque: n'ayant pas de petit-suisse (à part Estèbe, mais bon..), j'ai utilisé de la faisselle (40% MG).
Bah ça l'a fait nickel.
Pis j'ai ajouté des graines de pavot, je ne sais pas pourquoi..
Pour la farce : une petite boîte de 250g d'épinards égouttés + 1 cuisse et 1 aile de poulet bouilli, épluché, et découpé en petits morceaux + 1 CàS d'huile de noisettes + S&P + un trait de muscade.
Pour la petite sauce : 1/2 pot de crème liquide allégée + S&P + un tout petit peu d'ail en poudre + herbes de Province + un gros peu de piment d'Espelette.
Photos !
17 novembre 2006
Pâté Bourbonnais
Ici s'arrête la France, Ici commence l'Auvergne
Bien que cette maxime soit affichée en terre bourbonnaise, le Bourbonnais, ce n'est pas l'Auvergne. Enfin, administrativement oui, historiquement et du point de vue culturel, pas du tout, malheureux ! Le Bourbonnais donc, comme le dit Bourbonnais.org (on ne rit pas) c'est "l'Allier et un peu plus", comprenez une zone en forme d'aubergine qui part de l'ouest de Montluçon, qui passe au nord de Moulins et un peu au sud de Vichy, et se termine (queue de l'aubergine) par la montagne bourbonnaise, entre Vichy et Roanne... Un écrin de verdure, valloné, irrigué de mille petits cours d'eau dont la Sioule et le Sichon. Bref, je ne suis pas objective, j'ai passé mes beaux étés de jeunesse dans ces collines de moyenne montagne, j'y ai connu mon Schtroumpf et surtout, j'y ai découvert le pâté bourbonnais qui a définitivement fait chavirer mon coeur.
Je vous le dis tout de suite, la recette ci-dessous transgresse la moitié des préceptes de la Ligue internationale de promotion du pâté bourb'. D'abord, traditionnellement, il se fait avec de la pâte brisée (mais je préfère la feuilletée pour cette recette), ensuite il ya ceux qui mettent de l'ail et les autres, puis théoriquement la patate doit cuire à l'intérieur de la pâte, ce qui nécessite une pomme de terre de qualité infiniment supérieure, cuisant parfaitement à 200°C en pile 30 mn sans se déliter (si vous avez, faîtes-moi signe). Bref, ce que je vous propose ici est un sacrilège, mais vous donnera un petit aperçu des joies du Pâté bourb'...
Pour deux randonneurs:
- Un rouleau de pâte feuilletée toute prête (oui, bon, ça va, hein, y'a pas marqué Maïté là)
- 3 belles patates pelées au Willy Waller TwothousandSix. Remerciez chaleureusement Anne de Papilles et pupilles pour vous avoir fait découvrir ce petit bijou.
- 1 oignon (à défaut: 2 échalottes, transgression, quand tu nous tiens)
- 1 gousse d'ail
- 20 cl de crème fleurette
- Fines herbes de votre choix
Précuisez vos patates une dizaine de minutes à l'eau bouillante (sauf si vous avez les ultimes patates
parfaites pour la cuisson pré-citées). Etalez un peu la pâte en longueur pour obtenir un rectangle. Déposez les patates en rondelles sur la moitié de la pâte. Ajoutez des rondelles d'oignon, l'ail en petits morceaux. Salez légèrement. Refermez la pâte et prévoyez une ouverture sur le dessus -petite cheminée en option- dorez au jaune d'oeuf. Scellez les bord avec un peu d'eau. C'est parti pour 30 mn à 200-210°C. Surveillez le doré de la pâte.
A la sortie du four, c'est le clou du spectacle bourbonnais, versez la crème, que vous aurez mélangé avec les fines herbes, S&P, par le trou sur le dessus du pâté. Procédez doucement.
Laissez-le se gorger de crème gentiment. Puis servez immédiatement.
Accompagnez-le d'un super jambon de pays, de salade au bleu et aux noix ou à l'huile de noix. Vous sentez la rigueur de l'hiver bourbonnais qui rugit à vos fenêtres ?





















